Le Centre Pompidou mobile : l’art à portée de mains

Vue Pompidou mobileA un jet de pierre de la boutique Cartridge World de Libourne, se dresse la structure du centre Pompidou mobile, production du centre d’Art contemporain parisien. Mais de quoi s’agit-il, au juste ?…

 


Démocratiser, décentraliser

Les chefs-d’œuvres de l’art moderne sont ordinairement montrés dans de grandes expositions, dans des métropoles où tout le monde ne peut pas se rendre, ou payer un billet d’entrée. Avec le Centre Pompidou mobile, les œuvres viennent aux spectateurs, en toute gratuité.

Une idée simple et efficace : « le Centre Pompidou mobile ira partout en France au-devantVisite au centre des publics qui ne vont jamais au musée, en leur offrant gratuitement une sélection d’une quinzaine de chef d’œuvre ». Alain Seban, directeur du musée, souligne que « jusqu’ici, personne n’avait tenté – ni même envisagé – de présenter des chefs-d’œuvre de l’art moderne et contemporain dans une structure mobile, démontable et transportable ».

Adaptabilité et originalité

On retrouve ici un désir de décentralisation culturelle, déjà mise en œuvre avec la création du Centre Pompidou-Metz. Le Centre mobile est lancé en octobre 2011, grâce à un partenariat entre divers acteurs – à Libourne, c’est une collaboration inédite entre la Région Aquitaine, la Ville, le Frac Aquitaine et le Centre Pompidou qui donne naissance au projet.

Après Libourne, c’est au Havre qu’il déploiera ses tentes colorées, ouvrant une surface de 650 m². Mobile, mais aussi transformable : l’ergonomie de la structure est pensée pour s’adapter à chaque environnement, par un jeu de sas et de modules qui s’assemblent selon différentes combinaisons. Son fonctionnement est éco-responsable, utilisant des matériaux légers et peu polluants.
Vue extérieur

Patrick Bouchain, son architecte, prolonge ainsi son travail dans le domaine des architectures nomades, faisant se rencontrer les univers du cirque et de l’art contemporain. Il a signé le théâtre équestre Zingaro à Aubervilliers, le pavillon français à la Biennale d’architecture de Venise de 2006 , ou le chapiteau de l’Ecole nationale des arts du cirque.

De la couleur à la géométrie

Adaptable, le Centre Pompidou mobile l’est aussi à son public… et ne se conçoit pas comme un lieu élitiste et hermétique. Les visites, élaborées pour les groupes, s’adressent à des gens peu familiers de l’univers de l’art contemporain, dans une démarche pédagogue fondée sur l’échange.

Libourne inaugure un nouveau cycle, après un premier parcours, de Chaumont à Boulogne-sur-mer, organisé autour de la couleur (avec des œuvres de Fernand Léger, Braque, Picasso, Calder…). La nouvelle thématique autour des carrés, cercles et disques voit l’accrochage de tableaux de Kupka, Kandinsky, Duchamp ou Buren, grâce auxquels on reparcourt l’histoire de l’art moderne au XXè siècle.
Visite au musée

Pour une nouvelle dynamique artistique

Alain Seban note l’augmentation massive de la fréquentation musées locaux lors du passage du Centre Pompidou mobile… qui gagne son pari : donner aux gens l’envie d’aller au musées, et insuffler de nouvelles propositions. Ainsi, en parallèle,  une exposition à la Chapelle du Carmel traitera du thème « Entre ciel et terre » en revisitant les figures symboliques du cercle et du carré à travers des oeuvres du 14è au 20è siècle.

Installé dans le beau site de l’ancienne école de gendarmerie, le Centre Pompidou mobile s’intègre déjà joyeusement dans le décor, jouant d’une rencontre esthétique entre l’ancien et le nouveau, le local et le mobile. On peut y admirer l’exposition en cours jusqu’au 20 janvier 2013.

Centre Pompidou mobile
Ancienne école de gendarmerie (ESOG)
15 Place Joffre – 33500 Libourne

Entrée gratuite

 

 

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